L'ISTP se féminise

"A priori, il n'y a pas d'absent pour cette rentrée" souffle André Ehrard, responsable de la filière formation par apprentissage à l'Insitut Supérieur des Techniques Productiques (ISTP). Déjà un bon point pour les 96 nouveaux élèves de première année. Et dans cette promotion, 27 filles. De quoi enchanter Philippe Embert, chargé du recrutement. "C'est cinq candidates de plus que l'année dernière. C'est bien", sourit-il. A l'ISTP, féminiser les promotions est un véritable défi dans une filière a dominante masculine. "C'est un de nos cheval de bataille. Dans le secteur, il y a des besoins en ingénieurs femmes. Alors, on pousse pour qu'il y ait plus de filles dans notre formation", souligne André Ehrard. De la discrémination positive lors du recrutement? Pas du tout. "Les filles hésitent généralement a rejoindre cette filière donc celles qui sont là sont hyper motivées et réussissent très bien", se satisfait le responsable de la formation par apprentissage de l'ISTP. Pendant trois ans, les futurs ingénieurs partageront leur emploi du temps entre l'ISTP et l'entreprise dans laquelle ils font leur apprentissage. "L'ISTP est une formation par alternance et les élèves passent plus de temps en entreprise qu'à l'école", précise Philippe Embert. Dans trois ans, les élèves de cette promotion sortiront un diplôme d'ingénieur en mail, délivré par l'Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne. Et parmi eux, 27 nouvelles ingénieurs.

 

La Tribune Le Progrès, Mercredi 4 octobre 2006